Diagnostic DECOS

1. Un site naturel exceptionnel

Peu entretenu, pas mis en valeur et pourtant connu, fréquenté, objet de curiosité.
Il constitue un PATRIMOINE : la côte sauvage, les criques et les plages, le chemin côtier, les chemins de l’intérieur, les vestiges d’activités oubliées.
Il abrite une flore dont certaines espèces sont protégées, et accueille une faune avicole riche. La biodiversité est tous les jours menacée, par l’activité humaine d’abord mais aussi par 6 espèces végétales dites invasives, dont certaines sont installées durablement.
Le littoral nécessite une très forte attention. Les plages, les dunes et leurs pelouses sommitales font l’objet d’une gestion scientifique selon les règles Natura 2000. Cette gestion en est à ses débuts.

Le diagnostic publié ne fait pas état de ce patrimoine, or :
C’est le seul site naturel littoral, constituant une unité de cette taille, sur tout le territoire de Cap Atlantique.
Il demande un traitement particulier.

D’autre part, la commune du Croisic dans son ensemble, est une unité géographique que la nature a reliée à la terre par un étroit banc de sable.
Le Croisic est une Ile, qu’il faut traiter comme telle. En particulier, les accès et les circulations doivent être pensés en raison de son insularité.
Moins d’un tiers du territoire seulement, n’est pas construit.

2. Un espace inadapté

Il ne répond pas aux besoins des résidents et des touristes. Serait-ce le dernier village qui résiste aux aménagements modernes d’une petite cité ?
Comment profiter de ce site remarquable qu’est le port, et que sont les petites rues, sinon à pied ? Mais il y a les automobiles !
Beaucoup trop souvent une même voie est à partager entre :

  • les voitures qui roulent,
  • les voitures qui stationnent,
  • les vélos,
  • les piétons,
  • les personnes à mobilité réduite (PMR).

Et où courent les enfants ?

Les derniers travaux de réaménagement de rue (fin 2009 : rue du Rohello et rue de Kerdavid) montrent la continuité dans l’incohérence : pas de stationnement, les voitures sont sur les trottoirs et les piétons comme les enfants revenant de l’école sont sur la rue.

Un projet de cheminement pour les PMR est annoncé ! DECOS le demandait depuis longtemps. Mais, est-il possible de conduire ce projet sans réfléchir à la circulation des piétons d’une part et des cyclistes d’autre part ? C’est un tout !

C’est la seule commune du littoral à ne pas avoir de piste cyclable, et à ne pas en envisager.
Sur le port, un consommateur en terrasse déguste gratuitement et à volonté les gaz d’échappement du flot continu des véhicules.
Et pourtant, sur le port, un touriste en voiture n’est pas un client.

La période estivale impose un traitement draconien des circulations.
Les commerces sont installés presque exclusivement sur le port !

3. Une extension urbaine incontrôlée

L’essor démographique envisagé et défendu par l’équipe municipale, est une augmentation de 22% du nombre officiel de résidents. De 4100 à 5000 habitants permanents !

L’argument serait économique, mais pour qui ?

L’espace n’est pas extensible. Si les surfaces construites augmentent, les lieux naturels disparaissent, ainsi que le site et le patrimoine.

Une densité humaine élevée crée des besoins structurels nouveaux ; mais nos infrastructures sont déjà insuffisantes :

  • Le Croisic n’a qu’une sortie, c’est une ILE.
  • Les déplacements en voiture sont déjà régulièrement difficiles, dès les week-end de printemps, et tout l’été.
  • Les raccordements au tout-à-l’égout ne sont pas tous assurés (environ 200 propriétés dit le diagnostic) et ne répondent donc pas aux exigences de salubrité publique.
  • Les eaux pluviales ne s’évacuent pas lors des grandes marées et provoquent des inondations.

Les nouveaux lotissements attirent en grande majorité des résidents secondaires, présents quelques semaines par an, ce qui n’apporte aucun dynamisme et aucun soutien au commerce local.

La tempête du 28 février montre en d’autres lieux du littoral, que les tentations d’étendre les espaces urbains ne respectent pas les nouvelles réalités naturelles.

4. Développement touristique

Cette activité doit être développée, mais il n’y a pas actuellement de projet structurant.
Le patrimoine croisicais est apprécié par une population :

  • amoureuse de l’espace, des horizons, de l’eau, des champs, des bosquets et des chemins creux, du port et de l’architecture, et aussi des terrasses des cafés et des restaurants en été.
  • qui pratique la plage, la pêche à pied, la pêche côtière, la voile, le vélo, la promenade à pied et malheureusement en voiture.

La restauration et l’hébergement peuvent être mieux adaptés à cette forme de Villégiature.

La délocalisation en cours de l’Office de Tourisme de la place de la gare vers la rue du Pilori semble aller à l’encontre d’une bonne information des touristes arrivants. Rien n’est mentionné pour l’hébergement et les transports à proximité de la gare !

Le développement envisagé de la Plaisance doit respecter la vocation pêche du Croisic et le site naturel. Envisager l’aménagement d’un port en eau profonde ( p.72 du diagnostic) montre une méconnaissance totale et inquiétante du site (port et traict).

Le tourisme haut de gamme, qui suppose des infrastructures de loisir sophistiquées, ne trouve pas ici les caractéristiques attendues. Il n’est donc pas envisageable ici.

5. Emploi et développement économique

La qualité de vie ne se trouve que dans une société équilibrée. La courbe des âges est telle que nous allons vers une cité ne recevant plus que des retraités et des résidents secondaires, avec disparition des écoles et des commerces.

L’habitat est en cause. Une insuffisance chronique, un retard et la continuité dans l’absence d’investissement pour le logement social font que les jeunes ne peuvent vivre au Croisic, même lorsqu’ils y travaillent.

L’installation des artisans est freinée par le coût des loyers et la spéculation.
L’activité et l’emploi sont en danger.
La « balnéarité » ou la tendance à favoriser le développement inexorable des résidences secondaires : immeubles et pavillons, est un choix suicidaire qui ne peut servir la cause ni de l’emploi ni du développement économique et encore moins l’avenir du Croisic.

Nous avons répertorié trois domaines d’activités créatrices d’emploi :

  • les services aux personnes,
  • le tourisme,
  • l’artisanat et la recherche liés à la mer et à ses produits.

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