Les zones humides

Qu'entend-on par zones humides ?

Selon une circulaire du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la mer, "les zones humides sont des zones de transition entre le milieu terrestre et le milieu aquatique : mares, vasières, prairies inondables, marais salants etc. Elles se caractérisent par la présence d'eau douce, salée ou saumâtre, en surface ou en très faible profondeur. Elles figurent parmi les plus riches au plan écologique et recèlent une immense variété d'espèces animales et végétales. Elles jouent un rôle dans la régulation des cours d'eau et l'épuration des eaux.

Dans ces lieux humides, s'exercent une multitude d'activités humaines : pêche, pisciculture, chasse, loisirs... Ce sont des espaces fragiles soumises à l'urbanisation intensive, au drainage ou à l'aménagement des voies de communication.

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Inventaire des zones humides en presqu'île guérandaise

Courant 2007, la communauté d’agglomération de la presqu’île guérandaise Atlantique (CAP Atlantique) lance un inventaire des zones humides et des cours d’eau présents sur son territoire, avec les communes qui n’ont pas encore réalisé ce travail. Le maître d’œuvre pressenti est le bureau d’études ARDEA (http://www.ardea.fr/), les communes concernées mettant en place un comité de pilotage ad hoc, composé d’élus municipaux, de techniciens de la commune et de la CAP Atlantique, de membres d’ARDEA, de représentants d’associations.

Cet inventaire poursuit deux objectifs :

  1. Répertorier les zones humides, qui, à terme seront intégrées aux plans locaux d’urbanisme (PLU) en tant que zones naturelles (N), ce qui entraîne l’interdiction de toute construction, d’affouillement et d’exhaussement du sol, ainsi que de drainage.
  2. Répertorier les cours d’eau qui, après validation des services de l’Etat puis du conseil municipal, feront l’objet d’un arrêté préfectoral de désignation des cours d’eau, les données étant transférées à l’institut géographique national (IGN) pour diffusion.

Les zones humides, dont près de la moitié de la surface a disparu en France depuis les années 1960, sont des infrastructures naturelles qui participent activement au fonctionnement global des écosystèmes et à la régulation de nombreux paramètres. Leur protection permet de préserver de nombreux intérêts :

  • Intérêts hydrauliques : ce sont des zones tampons qui limitent les intrants dans les milieux aquatiques. Elles fonctionnent comme des éponges, stockant les eaux de pluie en périodes humides pour les restituer en périodes plus sèches. Elles permettent l’écrêtage des crues et limitent les étiages sévères,
  • Intérêts écologiques : réservoirs de biodiversité, on estime qu’en France s’y développent 30 % des espèces remarquables et protégées,
  • Intérêts culturels, paysagers, touristiques,
  • Intérêts économiques (tourbe, sel, fauche, pâturage).

Définition des zones humides

La convention de Ramsar est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la Conservation et l'utilisation durable des zones humides. La France a ratifié le traité en 1985.

Ce traité invite les pays signataires à répertorier toutes les zones humides de leur territoire, promouvoir leur conservation, les protéger, les entretenir et collaborer avec les autres pays pour préserver et restaurer les zones humides frontalières.

Typologie des zones humides

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La typologie retenue est celle arrêtée par le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du bassin de la Vilaine :

  • mares et bordures
  • zones humides artificielles
  • boisements humides
  • landes humides de plaine
  • vasières littorales
  • lagunes côtières
  • étangs et bordures
  • prairies humides alluviales
  • tourbières
  • zones humides et bas-fonds
  • marais et herbiers côtiers     

 Il convient donc de les répertorier et de les protéger. 

Typologie des cours d’eau

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On entend par cours d’eau un écoulement caractérisé par au moins 3 des 4 critères retenus par le SAGE Vilaine :

  • présence d’un écoulement indépendant des pluies
  • existence d’une berge
  • existence d’un substrat différent du sol des parcelles voisines
  • présence d’organismes inféodés à un milieu aquatique (faune ou flore)

 

 

 Zones humides des communes du Croisic, Batz-sur-Mer et Le Pouliguen 

  • Le Croisic

 Au Croisic, après une première réunion du comité de pilotage devant lequel est explicitée la méthode à suivre, deux études de terrain sont menées par un petit groupe réunissant Mme Clémence Ollivier, chargée d’études à ARDEA, deux élues municipales, un employé de la mairie, un représentant de DECOS.

La première visite de terrain a lieu le 25 septembre 2007 (période sèche), la matinée étant dédiée à la partie est de la commune, soit la partie urbanisée, l’après-midi étant consacré à la partie ouest, soit la partie rurale.

La deuxième visite de terrain (période humide) se déroule le 8 février 2008, dans la partie rurale de la commune.DSCF1981.jpg

Deux zones humides des espaces sensibles du Croisic. Orchis à fleurs laches dans l'ancien marais Maris Stella.

 Ces visites de terrain permettent d’attester, après arbitrages du comité de pilotage, l’existence sur la commune de :

  1.  plus d’une dizaine de mares (principalement près des chemins pédestres, cyclistes et équestres)
  2.  un étang
  3.  une carrière (les « mares blanches »)
  4.  huit zones humides artificielles (entrée de ville, quartier de Port-Lin, village de Lamsac, ancienne ferme aquacole)
  5.  une prairie de bas-fond (entrée de ville)
  6.  une prairie inondable (terrain face au manoir de Kervaudu)
  7.  deux marais (ancien camping Maris Stella, St-Goustan)
  8.  un étier
  9.  deux cours d’eau

 Ces résultats sont mis à disposition de la population locale en septembre 2008, le dossier, comprenant les remarques apportées par le public, étant à nouveau présenté au comité de pilotage, avant validation par le conseil municipal.

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Cartes anciennes répertoriant les zones humides et les marais de Saint-Goustan de Maris Stella

Batz et Le Pouliguen

 La commune de Batz est intégrée dans le SAGE Estuaire de la Loire (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) et à ce titre doit réaliser l’inventaire des zones humides (Z.H.) et des cours d’eau dans les 2 à 3 ans suivant la création du SAGE.

La validation des Z.H. est faite par la commune et est intégrée dans les documents de l’urbanisme, celle des cours d’eau est assurée par les services de l’Etat. La commune est donc responsable des zones humides dans le PLU.

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