Les marais salants

ulm marais_13.jpg

La réputation des marais salants dits de Guérande, car ils couvrent également les communes du Croisic, de Batz-sur Mer et du Pouliguen, n'est plus à faire. 2000 km² d'oeillets, de vasières, d'étiers etc.... pour donner la fameuse fleur de sel, fleuron de la gastronomie française.

350 paludiers vivent de la production de sel, bon an mal an, selon les caprices du temps.

1. Les salines

Les salines, on le comprend, sont directement liées à la mer. Des étiers venant du traict du Croisic alimentent en eau les vasières. Cette eau se déverse dans différents bassins jusque dans les oeillets. Oeillets dans lesquels se fera l'évaporation de l'eau de mer laissant apparaitre le précieux trésor qu'est le sel et la fleur de sel.

 saline  vasière oeillets

Tout le travail du paludier se fait manuellement. Pas de tracteur pour transporter le sel, pas de pelle mécanique pour l'amener sur le pont. La brouette pour le transporter hors de saline au mulon et le las pour amener délicatement le sel vers soi.

L'hiver le paludier entretient la saline. Elle est tout d'abord asséchée puis nettoyée. Le paludier tire l'argile qui constitue le fond de la saline et consolide ainsi le bord des oeillets. Il faut également veiller à ce que la végétation ne soit pas trop envahissante, réparer les dégats causés par les animaux ou par des visiteurs irrespectueux et être vigilant à toute pollution afin de ne pas troubler la qualité de la récolte ( voir article sur le baccharis). Vers le mois de mars, la saline est remise en eau. Les petites écluses qui retiennent l'eau dans les étiers sont ouvertes.

mulon       repos !!!

La quantité de sel récoltée varie selon les années. L'ensoleillement, la direction du vent influent considérablement sur l'évaporation de l'eau. Une année très ensoleillée accompagnée d'un vent d'est est l'assurance d'une saison faste.

Aujourd'hui, 230 familles exploitent les marais salants du pays guérandais.

2. Zone protégée

Les marais salants font partie du patrimoine de notre région. Ils existent depuis la nuit des temps et toujours exploités de la même manière de générations en générations. Les années 50 résistent mal à la production intensive des salines du Midi. A la fin des années 60, ils ont même failli disparaître au profit d'un développement touristique intensif. Une mobilisation importante de la population, des manifestations, des recours devant les tribunaux font avorter la projet. Un groupement de producteurs se crée et en 1995 , les marais sont inscrits à l'inventaire international de la convention de Ramsar (voir zones humides).

La zone est également classée au ZNIEFF (Zone Naturelle d'Interêt Ecologique Floristique et Faunistique).

3. La flore et la faune

La flore et la faune des marais se révèlent extrêmement riches. Voici les espèces que nous pouvons rencontrer fréquemment:

  • aster maritime, roseaux, salicornes, statices ....
  • aigrettes garcettes , hérons, avocettes, foulques ...
  • anguilles, plies, mulets....

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

Ce site n'est plus mis à jour par l'association DECOS

 

Pour accéder au nouveau site

cliquez sur le logo ci-dessous

 

Accès au site officiel de l'association DECOS