La Bernache Cravant

 

La Bernache Cravant 

Branta Bernicla 

Jean-Loup Dupont

 

 Plan
1-Introduction
2-Etymologie
3-
Historique et consommation
4-
Espèces et sous-espèces
5-Effectifs
6-Sur le territoire couvert par DECOS

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Merci à Fanny Jolivel-Cunin d'avoir gracieusement illustré ces pages  de ses oeuvres .

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Introduction 

Au Croisic, chaque hiver, on peut observer, dans les traicts et le long de la côte nord de la Presqu'île, ces petites oies sombres (presque exclusivement marines) que les croisicais appellent "les cul blancs", car au vol, elles nous montrent leur croupion blanc. Elles s'enhardissent quelquefois à venir se nourrir à Port-Charly, dans le chenal et le long des jonchères du port.
Mais ces petites oies ont bien des histoires à nous raconter (elles sont d'ailleurs très bavardes !).

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Etymologie

L'étymologie de leur nom est assez mystérieuse.
-Branta vient du vieux verbe anglo-saxon brennan = brûler = sombre
-Cravant dériverait de kraganno (d'origine gauloise) venant du bas latin cragagus = nom vulgaire de l'anatife (!!!)
-et bernache, bernicla font penser à bernique.
 Ces trois derniers mots (cravant-bernache et bernicla), font allusion à la croyance populaire ancienne de la naissance de cet oiseau à partir de coquillages ou de mollusques ressemblant à des coquillages
-anatife vient de anas = canard et de fere = porter, produire

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Historique et consommation 

  "L'histoire de cette petite oie sombre est mélancolique. Elle a dû être nombreuse, atteignant sans doute un million d'individus au milieu du XIXème siècle. En 1870, on en livrait plusieurs milliers en un seul jour sur le marché aux volailles de Londres."  
 Histoire des oiseaux d'Europe De L. Yeatman (Bordas 1971)
 Mais Ternier (La Sauvagine en France) dit: "la chaire des ouettes n'est pas fameuse : celle des oies cravants est huileuse et assez coriace".
Ce à quoi Oberthur répond (canards sauvages et palmipèdes –Durel 1948): "je tiens la Cravant pour un excellent gibier : un salmis avec des olives noires est un de mes plats préférés" (!!!)

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Espèces et sous-espèces 

Il existe trois sous-espèces :
-une nicheuse de Sibérie Orientale au Nord-Ouest canadien (Bernache du Pacifique)
-une autre nicheuse du Canada Arctique, Groenland, Spitzberg, à la Terre François-Joseph, qui hiverne principalement dans le nord de l'Europe (Irlande, Ecosse, Danemark) et quelques unes le long des côtes de la Manche en France.
-la dernière, nicheuse en Sibérie, hiverne, en France, de la baie de l'Orne au bassin d'Arcachon.

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Effectifs

Deux périodes marquent l'évolution des effectifs de la Bernache Cravant.
 1) Jusqu'à l'interdiction de la chasse (Hollande 1951, France 1962), le déclin a été dramatique.
Yeatman (Op cité 1971) donne quelques chiffres:
-Au Spitzberg: 250 000 individus en 1800, 50 000 en 1900, 3 000 de nos jours (1971)
-En Sibérie, "les oiseaux ont baissé de moitié entre 1900 et 1930 et de plus de 80% depuis. Il n'en subsisterait que 20 000.
-quant aux Bernaches du Canada, elles ne sont plus que 6000 …"
 Les causes de cette diminution sont :
-humaines : prélèvements d'œufs et de poussins sur les lieux de nichée, chasse et vente pour la consommation, dérangements.
-mais aussi liées à la maladie des zostères à partir de 1931
 2) Depuis 1961, remontée lente des effectifs : les hivernants en France qui étaient 6000 avant 1961, sont 10 000 en 1971 et actuellement de 100 000 environ, ce qui représente 45% de la sous-espèce sibérienne. Mais attention ces populations sibériennes sont menacées par les activités humaines. Pensons par exemple au réchauffement climatique qui autorise l'ouverture de nouvelles voies maritimes dans le nord Sibérien et dans l'Arctique Canadien

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 Sur le territoire couvert par DECOS 

Sur le territoire couvert par l'Association DECOS, les traicts du Croisic et ses annexes (baie du Croisic, les bancs de sable du chenal, la côte nord de la Presqu'île) hébergent chaque hiver une population d’environ 2000 oiseaux (pour mémoire 200 avant 1961, 800 en 1971).
 En moyenne, les oies arrivent fin septembre/début octobre et repartent fin mars/début avril.
 Profitons en bien : elles charment, par leur présence, leurs allées et venues, leur bavardage, nos courtes journées froides d'hiver 

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